Perfectionnement professionnel pour parlementaires : des participants font part de leur expérience.

AuthorAlves, Carina
PositionTable ronde

En collaboration avec la Banque mondiale, l'Association parlementaire du Commonwealth (l'APC) et d'autres partenaires internationaux, la School of Continuing Studies de l'Université McGill offre deux programmes de perfectionnement professionnel pour parlementaires. L'un est adapté au personnel (le certificat de perfectionnement professionnel en gestion parlementaire) et l'autre est axé sur les députés nouvellement élus (le certificat de perfectionnement professionnel en gouvernance parlementaire). Dans le cadre de cette table ronde modifiée*, la Revue parlementaire canadienne réunit (6?) anciens participants à ces programmes pour discuter de la façon dont les programmes les ont aidés à bien comprendre, voire même à mieux comprendre, le fonctionnement des institutions parlementaires de type Westminster. *En raison des défis liés aux fuseaux horaires, cette table ronde regroupe les discussions de plusieurs téléconférences et soumissions par courriel. Les participants ont pu ajouter ou modifier leurs commentaires après avoir lu une ébauche de la transcription fusionnée.

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La Revue parlementaire canadienne : Comment avezvous entendu parler du programme et pourquoi avezvous décidé de vous y inscrire?

Carina Alves: J'ai été élue en 2018. C'était tout nouveau pour moi. Ici, nous n'avons pas de politiques partisanes établies. J'ai appuyé le seul parti officiel que nous ayons sur l'île (d'autres sont apparus depuis, à la suite de nos réformes électorales).

Auparavant, j'étais professeure de mathématiques. Je n'avais jamais eu de travail où je n'avais pas fait une formation en cours d'emploi, des études ou un cours, ou un travail bénévole à l'avance pour m'aider à me préparer. Devenir politicienne est une expérience unique. Pour être honnête, j'étais très peu convaincue de mes connaissances. J'avais l'appui de mon parti, ce qui était magnifique, et je n'aurais pas tenu le coup sans lui. Mais comme je n'avais que des connaissances de base, je me suis vraiment sentie dépassée. La possibilité de suivre un cours qui me permettrait d'acquérir certaines compétences a donc été la principale raison de ma décision. Cela m'a permis de me sentir plus à l'aise dans mon rôle.

J'ai pris connaissance du programme par l'entremise de l'Association parlementaire du Commonwealth (l'APC). La personne responsable de l'aspect administratif de notre parlement, que l'on appelle le greffier, a fait parvenir l'information à tous les nouveaux députés et deux d'entre nous se sont inscrits.

Lorsque j'ai commencé le cours, j'occupais mon poste depuis un an déjà, alors j'en savais beaucoup sur certains éléments du cours. Il aurait été bien de suivre le cours peu de temps après avoir été élue. Le cours m'a certes été utile, mais si j'avais pu le faire plus tôt, il aurait été encore plus utile, selon moi.

Alyson Queen: Je travaille sur la Colline du Parlement et dans les environs depuis plus d'une décennie. J'occupe ce poste depuis 2019. J'ai eu connaissance du programme par différents canaux. J'ai effectué des recherches par moi-même pour me faire une idée plus précise.

Je voulais vraiment élargir mes connaissances parlementaires du point de vue administratif. C'était le bon moment pour moi d'entreprendre un perfectionnement professionnel supplémentaire. Puis la pandémie est arrivée. Je pense que l'un des aspects les plus avantageux pour moi était de pouvoir faire le programme en ligne. D'une certaine façon, c'était le bon moment, parce que nous pouvions le faire en ligne alors que d'autres activités étaient interrompues. La capacité de discuter de ce qui se passait dans les divers parlements avec les autres participants, au fur et à mesure de l'évolution de la pandémie, a été inestimable.

L'un des principes fondamentaux d'un parlement est de pouvoir débattre et discuter. L'un des points saillants pour moi a été de pouvoir avoir ces discussions parallèles avec des collègues avec qui je peux maintenant rester en contact ou à qui je peux envoyer une note. Ce sont les canaux informels qui vous permettent de mieux comprendre ce qui se passe dans le monde ou, dans ce cas précis, dans les parlements. La durée du cours était également raisonnable, ce qui m'a permis d'atteindre mes objectifs même si j'étais très occupée au travail et à la maison.

Mateo Lagimiri: L'initiative est venue du bureau du Pacifique du Programme des Nations Unies pour le développement, basé aux Fidji et dirigé par l'un de nos anciens consultants, Dyfan Jones. Il a amené le cours de l'Université McGill au bureau du Pacifique. C'était l'une de ses premières initiatives pour les Fidji et la majeure partie de la région du Pacifique. En 2018, une dizaine d'îles du Pacifique se sont inscrites au cours offert par l'Université McGill.

Auparavant, aux Fidji, certains de nos employés pouvaient se rendre à Montréal pour suivre le cours, revenir, puis suivre les autres modules en ligne. Nous avons deux projets de perfectionnement professionnel : le Projet d'appui au Parlement des Fidji et l'Initiative d'efficacité parlementaire du Pacifique. En 2018, les Fidji ont accueilli le premier cours de l'Université McGill. En 2019, celui-ci a eu lieu à Vanuatu. Malheureusement, en raison de la pandémie, nous avons dû suivre les deux derniers modules en ligne.

Carly Maxwell : J'ai entendu parler du programme par un de mes collègues qui était de la cohorte précédente à la mienne. Il m'a dit qu'il avait vraiment apprécié l'expérience. Je suppose qu'on pourrait dire que c'est du bouche-à-oreille. L'Université McGill a aussi une excellente réputation. Lorsque l'APC a de nouveau envoyé son courriel pour offrir une place dans le cours ou une bourse, j'ai donné mon nom.

Buchere Philip Brightone : En ma qualité de directeur de la formation et de la recherche, j'ai plusieurs collègues qui ont suivi le programme de l'Université McGill. Je me suis donc intéressé davantage au programme. J'ai rédigé un document qui a mené à la signature officielle d'un protocole d'entente entre l'Université McGill et la Commission du service parlementaire du Kenya. Cela a commencé en 2015.

En tant que concepteur de programmes d'études, j'ai examiné le contenu de la formation et j'ai rapidement décidé de la suivre, parce que je trouvais que c'était la mieux adaptée aux agents des affaires parlementaires comme moi. Ce que j'ai bien aimé du programme, c'est sa flexibilité, sa pertinence, sa diversité et son adaptabilité. De plus, les objectifs de la formation étaient très...

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